Grille point de croix - Conte de Perrault - Les Fées

Grille point de croix - Conte de Perrault - Les Fées

8,33 €

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Les Fées grille point de croix



Conte de Charles Perrault : Les Fées

Modèle de grille à broder au point de croix ou à la tapisserie au petit point.

Chacune des grilles de cette série consacrée aux Contes de Perrault comporte, au recto, une version du motif en couleurs et, au verso, une version du même motif en une seule couleur. De plus,la fiche comporte le passage du conte qu'elle illustre.

Nos grilles sont toutes imprimées sur une feuille grand format (29,7 x 42) et sont très faciles à suivre.

Taille de ce motif : 90 points de haut sur 90 points de large. Sur un lin 12 fils et brodé sur deux fils de trame du tissu, vous obtiendrez un ouvrage de 15 cm de côté. Sur un lin 16 fils brodé sur deux fils de trame de tissu, vous obtiendrez un ouvrage de 11,3 cm de côté. Sur une toile Aïda 5,5 pts, vous obtiendrez un ouvrage de 16,5 cm de côté. Pensez à laisser une marge suffisante autour de votre broderie.

Dix-sept couleurs de fils sont nécessaires. Les préconisations étant faites avec notre fil Retors du Nord : 2332, 2445, 2013, 2006, 2008, 2847, 2043, 2190, 2227, 2317, 2025, 2005, 2037, 2001, 2015, 2027 et 2007.

Nos grilles sont présentées dans de jolies pochettes imprimées dont les couleurs varient selon les stocks. À l'intérieur de la pochette figure un rappel des principaux points de broderie. Fils et tissu non fournis.

 
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Il était une fois une veuve qui avait deux filles ;
l’aînée lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage,
que qui la voyait voyait la mère.
Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses
qu’on ne pouvait vivre avec elles.
La cadette, qui était le vrai portrait de son père pour la douceur et l’honnêteté,
était avec cela une des plus belles filles qu’on eût su voir.
Comme on aime naturellement son semblable,
cette mère était folle de sa fille aînée,
et en même temps avait une aversion effroyable pour sa cadette.
Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse.
Il fallait entre autre chose que cette pauvre enfant allât deux fois le jour
puiser de l’eau à une grande demi-lieue du logis,
et qu’elle en rapportât plein une grande cruche.
Un jour qu’elle était à cette fontaine,
il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire.
« Oui-dâ, ma bonne mère », dit cette belle fille ;
et rinçant aussitôt sa cruche,
elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine,
et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu’elle bût aisément.
La bonne femme ayant bu, lui dit :
« Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, 
que je ne puis m’empêcher de vous faire un don
(car c’était une fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village,
pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille).
Je vous donne pour don, poursuivit la fée,
qu’à chaque parole que vous direz,
il vous sortira de la bouche ou une fleur ou une pierre précieuse.»
Lorsque cette belle fille arriva au logis,
sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine.
« Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille,
d’avoir tardé si longtemps » ; 
et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux roses,
deux perles, et deux gros diamants.
« Que vois-je ? dit sa mère tout étonnée ;
je crois qu’il lui sort de la bouche des perles et des diamants ;
d’où vient cela ma fille ? »
(Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille).
La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé,
non sans jeter une infinité de diamants…

Charles Perrault
Les Fées